Neuf mille éoliennes en panne. Le gestionnaire du réseau électrique demande aux ménages  de se rationner

Le  gestionnaire du réseau électrique (RTE) vient d’annoncer qu’il prévoit une forte hausse de la consommation d’électricité en raison de la vague de froid attendue vendredi 8 janvier et conseille, pour « éviter tout risque de coupure », de réduire sa consommation.  La France manque de courant. Cette situation inimaginable il y a quelques années   est le fruit  d’une politique d’abandon de notre industrie de l’électricité dont le fondement nouveau est de remplacer  des moyens de production fiables et pilotables par des sources intermittentes comme l’éolien.

En  période froide anticyclonique c’est-à-dire sans vent les éoliennes ne produisent  pas  d’électricité. Hier matin, pour une puissance installée voisine de 14.000 MW les éoliennes ont fourni 946 MW  soit 1% du total de la consommation électrique des français (1). Cette réalité balaye tous les mensonges perpétrés depuis des années  par l’agence de maitrise de l’énergie (ADEME) et les promoteurs qui se targuent du nombre de  milliers de foyers qu’une nouvelle éolienne va alimenter   en affirmant  qu’il y aura toujours du vent quelque part du au « foisonnement » qui garantira la  production du parc éolien français.

Cette situation électrique critique  avait été annoncée  par les déclarations du 19 novembre 2020 de Madame Barbara Pompili (2), Ministre de la Transition écologique et solidaire. Elle mettait en évidence la   fragilité extrême de la production française d’électricité qui allait  conduire inexorablement à  un programme de restrictions et  de rationnement. Elle   envisageait  cet hiver  des coupures de courant, l’arrêt de pans entiers de secteurs industriels  et  des  baisses de tension du réseau au moment où le redressement économique de la France devrait être basé au contraire sur une électricité abondante, fiable et bon marché.
Pour rassurer les français  Mme Pompili   avait affirmé qu’un black-out n’était  pas possible en se basant sur un  hiver normal.  Aujourd’hui la température est  de -1°C,  peut-elle  le garantir au cas où celle-ci descendrait à -10°C  en sachant qu’il faut environ 2000 MW supplémentaires par degré en moins ?

Depuis des années Jean-Louis Butré Président de la fédération Environnement Durable et expert du groupe Energies&Vérités alerte le gouvernement sur cette situation. Il avait  déclaré le 16 novembre dans un quotidien: « depuis des décennies la politique énergétique de notre pays a été un exemple de réussite qui nous a permis d’avoir l’une des électricités les moins chères d’Europe, nous procurant ainsi un avantage compétitif. Ce succès de nos ingénieurs et de nos responsables politiques n’est plus qu’un souvenir tant les efforts du lobby écologiste ont  détruit avec constance cet atout national »

Cette stratégie  irresponsable

Cordialement
Jean-Louis Butré
Président
Fédération Environnement Durable
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