Il faut mettre fin à l’injustice secteur pauvre égal éolienne et secteur riche égal paysage et vie préservés .

L’argent va à l’argent, la misère va à la campagne !

Depuis un peu plus d’une décennie les personnes à faibles ressources émigrent des villes vers les campagnes, .

L’une des causes essentielles est la difficulté à se loger en ville à “prix raisonnable”, les hausses répétitives des factures énergétiques notamment sont une des raisons qui font que l’on assiste à ce phénomène migratoire, la misère peu à peu gagne les campagnes…

Dans certaines régions comme en Poitou Charentes, alors que la population rurale ne représente que 40% de la population totale, on recense 60% des pauvres à la campagne.

N’allons nous pas vers une Société à deux vitesses et la misère ne risque-t-elle pas de devenir aussi durable que cet Environnement qui justifierait le renchérissement des énergies aux fins de permettre, entre autres,  le développement d’ éoliennes et de panneaux photovoltaïques ?

A gérer des administrés sans ressource, on peut comprendre ( sans pour autant les excuser ) le désarroi de certains élus qui se mettent à genoux devant les affairistes de l’éolien et du solaire…

Alain PEROCHON

6, La Castouarde

864310 St Laurent de Jourdes

0549427248

http://ceriscope.sciences-po.fr/pauvrete/content/part2/en-france-les-pauvres-sen-vont-aussi-a-la-campagne?page=5

La pauvreté en conditions de vie

La pauvreté en conditions de vie se définit par un manque global d’éléments de bien-être matériel, mesuré à l’échelle du ménage. Un ménage (ainsi que les individus qui le composent) est déclaré pauvre lorsqu’il cumule au moins huit privations ou difficultés parmi vingt-sept relatives à l’insuffisance des ressources, aux retards de paiement, aux restrictions de consommation et aux difficultés liées au logement. L’évolution du taux de pauvreté en conditions de vie entre 2005 et 2009 a peu varié (entre 12,2 et 12,9%).

La source de cet indicateur est le panel français SRCV, rattaché au dispositif statistique européen SILC. Il permet d’interroger chaque année environ 10 000 ménages sur leur revenu, leur situation financière et leurs conditions de vie.

Les privations ou difficultés de référence se situent synthétiquement de la façon suivante dans chacun des quatre domaines retenus :
– l’insuffisance de ressources : remboursements d’emprunt élevés par rapport aux revenus, découvert bancaire, revenus insuffisants pour équilibrer le budget du ménage, « puiser dans ses économies pour équilibrer le budget », « ne disposer d’aucune épargne », « considérer sa situation financière comme difficile » ;
– les retards de paiement : « avoir été dans l’impossibilité de payer des factures d’électricité ou de gaz, des loyers, ses impôts ») ;
– les restrictions de consommations : impossibilité de maintenir le logement à la bonne température, de se payer une semaine de vacances, de remplacer des meubles, d’acheter des vêtements chauds, d’acheter de la viande, de recevoir parents ou amis, d’offrir des cadeaux au moins une fois par an, de posséder deux paires de chaussures, « ne pas faire de repas par manque d’argent ») ;
– les difficultés de logement : surpeuplement, pas de salle de bain, pas de toilettes, pas d’eau chaude, pas de système de chauffage, logement trop petit, difficulté à chauffer, humidité, bruit).

La pauvreté en population rurale se caractérise plutôt par l’insuffisance de ressource et de restrictions de consommation que par des retards de paiement et des difficultés de logement (déclarés à l’enquête).

La pauvreté rurale constitue dans certaines régions une composante significative de la pauvreté générale. Par exemple en Poitou-Charentes, le rural, en volume, concentre 55 % des personnes pauvres, alors qu’il regroupe moins de 40 % de la population. Mais les situations les plus intéressantes se révèlent avec une analyse plus fine…./…

Dans les années 2000, l’augmentation très rapide des prix d’acquisition des logements, des loyers et des charges annexes au logement(notamment les charges énergétiques) en ville, combinée à une stagnation des revenus, a été pour une large part à l’origine de ces migrations. Le logement est en effet devenu un poste majeur dans des budgets familiaux contraints (jusqu’à 40% pour certains ménages). Nombre de familles fortement touchées ont cherché à réduire la facture en déménageant dans des zones « moins chères ». Les coûts d’acquisition et les loyers sont en effet moins élevés en zone rurale et en outre, dans les dix dernières années, ils ont augmenté moins vite que dans les grandes agglomérations. Les hausses n’ont pas épargné le secteur social, notamment en Ile de France. A partir de la fin des années 1990, la hausse des dépenses de logement a donc poussé les migrations (directes ou plus complexes) jusque dans le « rural profond », bien que le parc rural y soit souvent privé, vétuste, en mauvais état et difficile à chauffer. Ce parc est devenu attractif pour des familles modestes mais aussi pour des familles déjà précaires qui ont espéré une vie moins lourde « qu’entre deux tours ».

Ces familles migrantes n’ont pas toujours mesuré les risques de leur environnement d’accueil : une difficulté peut y entraîner en chaîne des problèmes cumulatifs et mener certaines d’entre elles à l’isolement physique, à une sociabilité problématique et à de graves problèmes financiers. Or pas plus aux « ruraux d’origine » qu’à ces « néo ruraux », l’évolution des réseaux d’équipements et services ne semble pouvoir apporter un soutien solide dans le présent contexte.