Victoire exemplaire contre le projet éolien de Rochereau III : la justice donne raison à la biodiversité et aux citoyens

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La Fédération Vienne Environnement Durable  (FVED) et La Fédération Environnement Durable (FED)  se félicitent de l’arrêt rendu le 24 février 2026 par la Cour administrative d’appel de Bordeaux, qui annule l’autorisation environnementale délivrée au projet éolien « Rochereau III » porté par la société porté par la société Sergies, filiale du groupe public local Énergies Vienne – Sorégies, acteur majeur et historiquement dominant de la production et de la distribution d’électricité dans le département de la Vienne.

 

 

(Arrêt de la Cour administrative d’appel de Bordeaux – 24 février 2026
Cette décision constitue une victoire majeure pour la protection de la biodiversité, la transparence démocratique et le respect du droit de l’environnement.

Une espèce protégée au cœur du dossier : l’outarde canepetière
La Cour a reconnu les insuffisances majeures du dossier, notamment concernant l’évaluation des impacts sur l’outarde canepetière, espèce gravement menacée et protégée au niveau national et européen.
Les juges ont retenu que les mesures prévues ne permettaient pas de garantir la préservation de l’espèce et de son habitat, dans une zone classée particulièrement sensible (ZPS et ZNIEFF).
La protection de cette espèce emblématique des plaines agricoles du Centre-Ouest a donc légitimement prévalu.

Un projet de repowering révélateur des insuffisances passées
Le projet « Rochereau III » constituait une opération de repowering visant à remplacer et augmenter la puissance des installations existantes. Or, la présence de l’outarde canepetière était déjà connue lors des autorisations initiales des parcs Rochereau I et II, ce qui démontre que les impacts sur la biodiversité n’avaient pas été correctement pris en compte.
La décision de la Cour rappelle qu’une demande de repowering permet de réexaminer la légalité environnementale du site et qu’il reste possible d’obtenir l’arrêt de parcs existants en l’absence de dérogation valable à l’interdiction de destruction d’espèces protégées. Elle envoie un message clair : même après leur construction, des installations peuvent être remises en cause, et en cas de refus de dérogation, leur démantèlement peut s’imposer.

Une enquête publique marquée par de fortes mobilisations
Près de 1 200 contributions citoyennes avaient été déposées lors de l’enquête publique, témoignant d’une mobilisation exceptionnelle.
Malgré des avis défavorables ou très réservés d’autorités  environnementales,des insuffisances relevées dans l’étude d’impact,et des interrogations sur le déroulement de l’enquête,le projet avait été autorisé.
La Cour administrative d’appel vient rappeler que le droit de l’environnement ne peut être contourné et que les exigences scientifiques et juridiques doivent être pleinement respectées.

Rejet des tentatives d’intimidation judiciaire
La société porteuse du projet avait contesté la recevabilité des associations et demandé :une indemnité au titre des frais irrépétibles,ainsi qu’une amende civile de 10 000 € pour recours abusif.
Ces demandes ont été intégralement rejetées par la Cour, qui a au contraire condamné la société à verser une somme aux associations.
Cette décision confirme la légitimité de l’action associative dans la défense de l’intérêt général.

Une vigilance constante face aux projets menaçant les zones sensibles
Cette victoire s’inscrit dans une action plus large menée par les associations pour garantir le respect des zones Natura 2000,protéger les paysages et le patrimoine,préserver les espèces protégées et faire respecter les procédures démocratiques.
D’autres projets restent en cours de vigilance dans la Vienne, notamment sur des territoires accueillant l’outarde canepetière.

Une victoire pour l’État de droit
la FAEV et la FED et  rappellent qu’ elles défendent la biodiversité, les paysages, le patrimoine et des populations locales.
La transition énergétique  imposée d’en haut par un pouvoir aveugle ne peut se faire au détriment  des règles fondamentales du droit de l’environnement.

Cette décision marque une étape importante : la biodiversité et l’État de droit ne sont pas négociables.

Contact 
Dominique de Pontfarcy
06 71 57 46 13
d2pontfarcy@gmail.com 

Jean-Louis Butré
06 80 99 38 08 
contact@environnementdurable.net 

 

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