Echauffour : retour vers l’enfer !

La remise en route de la centrale éolienne Voltalia d’Echauffour, ordonnée le 22 juillet 2022 par arrêté préfectoral signé de monsieur Sébastien JALLET, préfet de l’Orne, s’avère bien être la catastrophe annoncée pour tous les riverains d’éoliennes sur le territoire français… ­ ­ ­ Une des éoliennes installées par Voltalia (groupe Mulliez) au centre de la commune d’Échauffour : ou comment transformer une paisible campagne de l’Orne en un enfer sonore 24h/24 pour les riverains ­ ­ ­ ­ ­ Décidément, la philosophie du passage en force et du mépris des populations locales semble être devenue un des paradigmes de ce gouvernement et de ses représentants ; particulièrement quand il s’agit d’imposer, sous couvert de nécessité climatique, des nuisances sonores insupportables et destructrices aux riverains d’éoliennes.Certains préfets ne s’embarrassent pas de principes et d’idéaux républicains : ils imposent d’autorité, ne laissant comme seul recours aux victimes que de saisir le tribunal administratif ; d’autres ont l’habilité d’y mettre les formes, d’emballer le paquet vide, de l’agrémenter d’un joli nœud coloré, et parfois même, d’y ajouter gracieusement quelques fioritures.Monsieur Sébastien JALLET, préfet de l’Orne, a cette élégance de l’emballeur, il faut bien lui reconnaître. ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ Pourtant, ordonner la remise en route de nuit de la centrale éolienne d’Echauffour après avoir validé aveuglément les conclusions d’un tiers expert dont l’indépendance et l’impartialité avaient été inlassablement dénoncés par les riverains et de nombreux autres experts ; après une réunion organisée dans l’urgence sans laisser aux riverains le temps d’analyser l’épais dossier de conclusion de 531 pages ; sans même avoir traité, ou même entendu, les multiples plaintes pour nuisances sonores, pourtant toutes arrivées en RAR sur son bureau (plus de 66 signalements)… Oui, l’exercice était hasardeux, et il fallait une certaine dose de cynisme, ou d’indifférence, pour prendre une telle décision en imaginant que les riverains d’Echauffour n’en subiraient pas les conséquences. ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ Arrêté préfectoral du 22 juillet 2022, ordonnant la remise en route de la centrale éolienne d’Echauffour. ­ ­ ­ ­ ­ Et ce qui devait arriver, arriva : malgré les nouveaux plans de bridage mis en place pour limiter l’activité des machines de Voltalia, le bruit le jour et la nuit à Echauffour est de nouveau insupportable.Pire : le bruit est encore plus gênant qu’avant au Val Soubry, situé à l’ouest du village.Insupportable ne veut pas dire qu’il s’agit d’un “son” nouveau que vous entendriez et auquel il faudrait s’habituer, non!Cela signifie qu’il vous empêche de sortir à l’extérieur la journée, de dormir les fenêtres ouvertes et que, même ainsi, toutes fenêtres fermées, vous serrez réveillés à plusieurs reprises durant la nuit par le bruit des pales et des vibrations sourdes dans vos murs.Cela signifie que ce bruit là vous empêche de vivre et qu’au final, il vous rend malade…Cela signifie que si rien n’est fait, ce bruit se reproduira toujours et ne s’arrêtera plus jamais…Et parce qu’un mauvais enregistrement vaudra toujours mieux qu’un bon discours, voici la vidéo que nous avons tourné lundi matin pour vous donner une idée de cet enfer sonore que l’on nous impose : ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ Le bruit des éoliennes de Voltalia (groupe Mulliez) à Echauffour (Orne),lundi 8 août 2022 à 8h15 ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ EXPLICATIONS ET ENJEUX POUR TOUS LES RIVERAINS FRANÇAIS D’EOLIENNES :La tierce expertise d’Echauffour a été menée par un acousticien historiquement au service des intérêts de la filière éolienne. Animateur du groupe de travail S30J au sein de l’AFNOR, il a été l’architecte principal de l’ancien projet de norme de mesure du bruit éolien Pr NF S 31-114, tellement favorable aux intérêts des exploitants des machines que le Syndicat des énergies renouvelables (SER) demanda qu’il soit introduit dans le texte même de l’arrêté ministériel du 26 août 2011 qui fixe le cadre réglementaire des centrales éoliennes (amendement heureusement non accepté).Ce projet de norme n’a jamais pu aboutir à une version finale en raison de sa dimension éminemment polémique.Un groupe de travail restreint a alors été désigné, au sein du Ministère de la transition écologique (DGPRT), pour réfléchir, définir et tester différentes méthodes de mesure du bruit éolien. Des représentants des riverains, des exploitants ainsi que des experts et acousticiens travaillaient à plusieurs projets de protocoles.Notons que le prestataire, désigné par le tiers expert, pour poser les micros et effectuer les mesures à Echauffour, dans le cadre de la tierce expertise, était justement membre de ce groupe restreint et, de façon troublante, particulièrement proche des intérêts des exploitants éolien.Après huit mois de travail, et alors que nous étions en pleine campagne de mesures à Echauffour et que les méthodes du tiers expert (encore basées sur son ancien projet de norme Pr NF S 31-114) étaient solidement contestées, le Ministère de la transition écologique a décidé arbitrairement de ne retenir que le seul protocole développé par les représentants de la filière éolienne. Constatant que leur présence n’avait plus d’autre utilité que de cautionner l’adoption du protocole de mesure acoustique souhaité par la profession dont il est censé contrôler l’activité, les représentants des riverains ont alors quitté le 8 juin 2021 le groupe de travail.Le 10 décembre 2022 un nouveau protocole de mesure du bruit éolien, qui n’a d’autre légitimité que d’être “reconnu par le ministre des installations classées” a été publié. Il est désormais imposé d’autorité pour contrôler le bruit des installations à tous les riverains d’éoliennes.C’est ce protocole qui a été testé et mis en place à Echauffour.Il donne désormais encore plus de marge de manœuvres aux bureaux d’études au service de la filière éolienne, en leur laissant toute latitude pour juger de la représentativité de leurs propres mesures. Il leur permet de légaliser, au détriment de la santé des riverains, des nuisances acoustiques supérieures à celles acceptées dans le passé. ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ Nos précédentes lettres d’information :Remise en route de la centrale éolienne d’Echauffour.Echauffour, archétype du scandale gouvernemental ?Quand le géant Mulliez se casse les dents sur le petit village d’Echauffour.Soirée électorale à la préfecture de l’Orne : l’invité surprise.Le gouvernement tente-t-il d’enterrer le dossier d’Echauffour ?Voltalia – Gamba acoustique : le grand carnaval ?RCF Radio invite Echauffour Environnement.Eoliennes d’Echauffour : rien ne va plus !Echauffour : le feuilleton Voltalia dont les riverains sont les victimes…La discrète famille MULLIEZ dans la tourmente des éoliennes d’Echauffour. ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­ ­
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